Les indicateurs économiques du pays montrent un ralentissement de l’activité, imputant cette baisse à des taux de change élevés, des lois protectionnistes et des réformes avortées ou repoussées, comme par exemple l’ouverture du marché aux assurances internationales, de même que le taux de taxation élevé, qui auraient achevé de faire douter les investisseurs.

Ainsi l’Union of Myanmar Federation Chamber of Commerce and Industry (UMFCCI) a mené une enquête révélant une chute graduelle de la confiance générale dans l’économie du pays. L’enquête souligne cependant que cinq secteurs pourraient aider à inverser la tendance. En premier lieu, le secteur bancaire. Les nouvelles technologies permettraient entre autres d’augmenter le nombre de détenteur de compte bancaire. Ce secteur est cependant très dépendant de l’économie en générale indique l’article. Vient ensuite l’exploitation pétrolière. Grâce à la nouvelle réglementation commerciale plus souple et la découverte de nouveaux gisements en mer, les voyants semblent au vert pour cette industrie. Le gouvernement prévoit d’ores et déjà 31 appels d’offres pour de nouvelles explorations pétrolières pour début 2019. Troisième secteur, la vente au détail, qui bénéficie d’une ouverture aux investissements étrangers.

En parallèle, le gouvernement travaille à l’élaboration d’une structure et d’une réglementation pour le e-commerce. Certaines voix s’élèvent cependant sur le fait que les petits commerçants ne pourront pas faire face à la concurrence internationale dans ce secteur. Quatrième secteur, l’éducation. L’ouverture de ce marché en avril dernier n’est pas passé inaperçu sur le plan international, et plusieurs pays ont déjà déclaré leur intérêt à implanter des établissements et institutions en Birmanie. Les compagnies voyant un intérêt certains à avoir une main d’œuvre qualifiée, tout le monde semble s’accorder quant à l’expansion de ce secteur.

Lepetitjournal.com - 25 septembre 2018 Cinquième moteur potentiel de l’économie birmane selon le Myanmar Times, le textile. Ou plus précisément la confection de vêtements. Cette industrie rapporte déjà beaucoup au gouvernement et les prévisions, énoncées ici par l’Association des Manufacturiers Textiles de Birmanie, annoncent que cela va s’accentuer. En 2017-2018, l’industrie a engrangé, à l’exportation, trois milliards de dollars américains et entre quatre et cinq usines ouvriraient chaque mois en Birmanie à l’heure actuelle, employant plus de 500 000 travailleurs. Mention est faite du possible recul du secteur en raison de la hausse du salaire minimum, culminant à 4800 kyats pour huit heures travaillées.