Le cercueil du président vietnamien Tran Dai Quang, décédé la semaine dernière d'un «virus rare», a été transporté jeudi lors d'une grandiose procession funéraire à travers Hanoï pour un dernier hommage à ce partisan de l'aile dure du parti communiste au pouvoir.

Des centaines de Vietnamiens se sont massés le long du parcours pour voir l'impressionnant convoi funéraire passer, le cercueil recouvert du drapeau national vietnamien, une étoile jaune sur fond rouge. Il a été suivi par les plus hauts dignitaires du pays pendant quelques minutes.

«Le rêve de mon père était de passer sa vie à contribuer à la Nation et à la cause révolutionnaire», a déclaré le fils du défunt, Tran Quan, lors d'obsèques auxquelles assistaient de nombreux policiers en uniformes.

Celui qui a a fait toute sa carrière au redouté ministère de la Sécurité publique devait ensuite être enterré dans sa province natale de Ninh Binh, au sud de Hanoï. Le régime autoritaire n'en a pas dit plus quant à la «longue maladie» ayant causé sa mort à 61 ans, évoquant laconiquement un «virus rare».

Ces dernières semaines, Tran Dai Quang était apparu pâle et vacillant, mais avait continué à assurer son rôle, essentiellement honorifique. Sa mort ne déstabilise pas le régime communiste, au pouvoir depuis des décennies, le Bureau politique du Parti communiste du Vietnam (PCV) étant le véritable centre du pouvoir.

Le mandat de Tran Dai Quang, débuté en 2016, aura été marqué par un raidissement du régime à l'égard des opposants politiques, blogueurs ou journalistes, placés en nombre détention ces deux dernières années.

Agence France Presse - 27 septembre 2018