éclamé en mars 2017, cet enregistrement par l’UNESCO répond à la nécessité de redonner à cet art ancestral khmer son aura d’antan. Huit troupes nationales étaient recensées avant la guerre, dont sept ont été démantelées par les Khmers rouges. La seule troupe restante se trouvait à Kandal, au sud de Phnom Penh et existe toujours aujourd’hui. Depuis, deux nouveaux ensembles se sont créés, l’un à Kampong Chhnang et l’autre au théâtre national. Le lakhon khol fait également désormais partie des cursus proposés à l’université royale des beaux-arts.

Selon des observations sur les bas-reliefs des temples d’Angkor, ce genre artistique serait né au 9e siècle. D’après l’inventaire du patrimoine culturel intangible du Cambodge, le lakhon khol est une version uniquement masculine de danse cambodgienne, en parallèle du ballet royal cambodgien, danse traditionnelle classique uniquement féminine jusqu’à l’introduction d’hommes dans le courant du 20e siècle. Les performances de lakhon khol, toujours masquées, incluent théâtre et musique et narrent le Reamke, version khmère de l’épopée mythologique indienne Ramayana. Traditionnellement, le théâtre, la danse et la musique ne sont pas distingués au Cambodge, ce qui implique que chaque représentation combine ces différents modèles artistiques.

Le ministère de la culture et des beaux-arts a annoncé que cette classification au patrimoine immatériel de l’UNESCO était une nouvelle fierté pour le royaume.

Par Victor Bernard - Lepetitjournal.com - 29 novembre 2018