Elle a participé, aux côtés du Premier ministre, Hun Sen, et en présence de représentants des gouvernements japonais et français, et de l’Autorité nationale APSARA, à l’ouverture des cérémonies de la 31e session du CIC-Angkor.

A cette occasion, elle a déclaré : « Angkor est le rappel que la culture peut être le ciment de la paix et de la réconciliation. » Avant d’ajouter : « A l’heure où l’UNESCO engage une campagne de grande envergure à Mossoul, en Iraq, l’exemple d’Angkor nous inspire et nous enjoint à ne jamais oublier que restituer sa mémoire à un peuple c’est redonner au monde entier un pan de son humanité.»

Elle a également participé à la cérémonie de clôture présidée par le roi du Cambodge Norodom Sihamoni sur la terrasse des éléphants à Angkor Thom.

En marge de ces événements, elle a notamment été reçue par le roi pour un entretien au cours duquel il a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance pour la coopération généreuse et multiforme avec l’UNESCO. La Directrice générale a pour sa part souligné l’importance de la transmission et de la formation, éléments indispensables à la pérennité de ce modèle de coopération multilatérale autour de la sauvegarde et du développement du site d’Angkor, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1992.

La Directrice générale s’est ensuite rendue à Phnom Penh. Elle est allée à la rencontre des femmes bénéficiant du programme d’alphabétisation dans l’usine Top Summit Garment. Ce programme, créé en 2010, est aujourd’hui déployé dans 25 usines du Cambodge. En 2018, près de 1000 femmes y ont participé. Ce programme pionnier a vocation à être étendu.

Enfin, Audrey Azoulay, a visité le musée du génocide khmer Tuol Sleng, avec la ministre de la culture du Cambodge, Phoeurng Sackona, ainsi qu’un des derniers survivants du génocide qui a témoigné de ses conditions de détention. L’UNESCO soutient notamment le travail indispensable de numérisation des archives grâce notamment à un financement sud-coréen de KOICA, qui vise à préserver la mémoire cambodgienne et universelle.

UNESCO - 7 Décembre 2018