Les autorités locales qui gèrent le complexe prévoient que le chiffre d’affaires atteindra 117 millions de dollars d’ici la fin de l’année, avec environ 2,6 millions de touristes étrangers en visite à Angkor Wat, situé dans la ville de Siem Reap.

Il reste le plus rentable en termes de revenus touristiques par rapport à deux autres sites classés au patrimoine mondial : le temple de Preah Vihear situé dans la province de Preah Vihear et le site archéologique de Sambor Prei Kuk dans la province de Kampong Thom.

« Il y a eu une croissance de 7 % des arrivées de touristes cette année et des personnes originaires de 193 pays ont visité le temple, dont 43 % de Chinois. »

« Les étrangers continuent de venir admirer le patrimoine du temple et pendant les périodes de forte affluence, l’endroit est bondé. Il est même difficile de réserver des chambres d’hôtel », a déclaré Ly Se, directeur exécutif d’Angkor Enterprise.

En février de l’année dernière, les autorités avaient porté le droit d’entrée pour les touristes étrangers qui visitent ce complexe classé au patrimoine mondial par l’UNESCO à 37 dollars pour une journée, 62 dollars pour trois jours et 72 dollars pour une semaine de visite. Auparavant, les frais étaient respectivement de 20, 40 et 60 dollars.

Alors que l’argent du tourisme continue d’affluer, les autorités s’efforcent d’élaborer des stratégies pour attirer davantage d’étrangers à mesure que le tourisme régional devient compétitif et que des pays voisins comme la Thaïlande, l’Indonésie et les Philippines se livrent avec ardeur à faire la promotion de leurs produits touristiques.

Les entrées dans ce temple emblématique ont toutefois montré un signe de fléchissement cette année, avec une croissance d’environ 7 %, contre 12 % l’an dernier. Au 20 décembre 2018, un total de 2,55 millions d’arrivées avaient été enregistrées.

« Il nous est très difficile de maintenir une croissance à deux chiffres chaque année, les gens viennent visiter le temple et ce n’est pas comme aller faire du shopping dans des destinations comme Singapour ou la Malaisie. Nous devons nous attendre à de nouveaux arrivants et construire davantage d’infrastructures », a-t-il ajouté.

Le tourisme, une manne financière pour le Cambodge

Les autorités se tournent donc désormais vers les technologies, en particulier pour la vente de billets d’entrée et pour assurer un flux constant de touristes chaque année.

M. Se a indiqué que sa société voulait faciliter la vente de billets pour Angkor Wat, en permettant aux hôtels de les commercialiser et en promouvant également les réservations en ligne.

Actuellement, les touristes doivent acheter leurs billets auprès de l’Angkor Enterprise à Siem Reap, qui se trouve à environ cinq kilomètres du site, une procédure qui peut s’avérer lourde lorsque les guichets sont surchargés en haute saison.

Le gouvernement met également en œuvre le Plan directeur stratégique de développement du tourisme 2012-2020 afin de renforcer cette industrie dans toutes les provinces et les villes. L’objectif étant d’attirer davantage d’investissements destinés aux infrastructures et aux nouveaux produits touristiques.

Le secteur du tourisme cambodgien connaît une croissance remarquable, avec l’afflux d’étrangers attirés par la beauté naturelle du pays et ses attractions culturelles. L’année dernière, le Royaume a engrangé 3,63 milliards de dollars de recettes touristiques, soit 13 % de plus que l’année précédente, selon le Ministère du tourisme.

Plus de 3 millions de touristes étrangers se sont rendus au Cambodge au cours du premier semestre de cette année et le gouvernement espère en accueillir 6,2 millions pour 2018, et 7 millions en 2020.

Les Chinois arrivent au premier rang, suivis des voyageurs venus du Vietnam, du Laos, de Thaïlande et de Corée du Sud.

L’an dernier, la contribution globale du secteur des voyages et du tourisme au produit intérieur brut (PIB) du Royaume était d’environ 7 milliards de dollars, soit 32,4 % du PIB, avec quelque 2,7 millions d’emplois liés pour la population du Cambodge, indique The Phnom Penh Post.

Par Nicolas - Siam Actu - 28 décembre 2018