Une dizaine de combattants de l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (Arsa) ont attaqué mercredi un poste de garde-frontières près du village de Wet Kyein dans le district de Maungdaw, dans le nord de l'Arakan, a annoncé la chaîne de télévision Myanmar TV.

Des violences ont lieu en Arakan depuis plusieurs semaines. Les premiers combats ont éclaté entre les forces de sécurité et un groupe de rebelles bouddhistes, l'Armée d'Arakan (AA), qui combat pour l'autonomie de l'Arakan depuis une dizaine d'années.

A l'opposé, l'Arsa, qui est apparue avec les attaques aux postes frontières en 2016, revendique des droits pour les Rohingyas, minorité musulmane très présente en Arakan, à qui les autorités birmanes refusent en général la nationalité.

Selon les Nations unies, quelque 5.000 civils ont dû quitter leur domicile depuis les dernières violences. La répression menée contre les Rohingyas en Arakan en 2017 a provoqué l'exode de 730.000 d'entre eux vers le Bangladesh voisin. L'Onu avait parlé à l'époque de nettoyage ethnique

Reuters - 19 janvier 2019