La promesse a été faite de manière informelle à l’occasion de la visite d'Hun Sen à Pékin, rapportent les médias chinois et cambodgiens. Le Premier ministre khmer étant un grand ami de la Chine.

Hun Sen ne vient jamais pour rien en Chine. Cette fois encore, le dirigeant cambodgien affiche un large sourire sur les photos officielles. Le principal allié régional de Pékin repartira demain, jeudi 24 janvier, les mains pleines.

Au-delà de ces 4 milliards de yuans de subventions non remboursables promises entre 2019 et 2021, le président chinois s’est engagé à porter le commerce bilatéral à 10 milliards de dollars (8,8 milliards d’euros) d’ici à 2023.

La Chine a fortement délocalisé au Cambodge

La Chine est le premier partenaire commercial du Cambodge, elle est aussi le premier investisseur dans le pays. Depuis plusieurs années déjà, les groupes textiles chinois de l’ancien atelier du monde ont délocalisé leurs chaînes de production au Cambodge où la main-d’œuvre est moins chère.

Une relation « gagnant-gagnant » comme aime à le répéter la diplomatie chinoise. Confronté à une hausse de taxes douanières européennes, Phnom Penh se tourne vers la Chine, et Pékin achète du riz cambodgien, après avoir diminué ses importations de riz américain suite aux sanctions commerciales imposées par les Etats-Unis.

Les Cambodgiens sont les premiers soutiens des Chinois

Une relation « donnant-donnant » également : le régime cambodgien étant le premier à soutenir les initiatives chinoises dans les mers de Chine et les nouvelles routes de la soie chères au président Xi Jinping. Et le Premier ministre cambodgien s'est d'ailleurs engagé à revenir à Pékin dès le mois d’avril à l’occasion du deuxième forum « routes et ceinture ».

Radio France Internationale - 23 janvier 2019