La dirigeante a ouvert un sommet de deux jours dans la capitale Naypyidaw, sommet consacré aux investissements économiques, le premier depuis son arrivée au pouvoir. La Birmanie a en effet pâti des conséquences de la crise des Rohingyas, fin août 2017.

La dirigeante Aung San Suu Kyi souhaite améliorer l'environnement commercial en Birmanie et donner la possibilité d'investissements importants dans le pays. C'est ce qu'elle a martelé lors du sommet organisé à Naypyidaw ce 28 janvier. Elle a notamment vanté le nouveau système d’enregistrement en ligne pour les entreprises qui s’installent dans le pays.

Un discours pour convaincre et des mots surtout à destination des investisseurs asiatiques: la Chine, Hong-Kong, le Japon, ou encore la Corée du Sud. Le gouvernement l’a annoncé clairement ces derniers mois: la politique d’investissements birmane se tourne désormais vers l’Est : un choix alors que de nombreux investisseurs occidentaux se sont retirés du pays, après la répression de l’armée contre la minorité musulmane des rohingyas, fin août 2017.

Face à la chute des investissements étrangers, la dirigeante Aung San Suu Kyi a créée en novembre dernier un ministère spécial et un autre sommet prévu le mois prochain, consacré uniquement cette fois à l’Etat de l’Arakan où a eu lieu la crise des Rohingyas. Cette crise n’a pas été évoquée par la conseillère d’Etat ce matin, tout comme le retrait possible des privilèges commerciaux accordés à la Birmanie par l’Union européenne.

Par Eliza Hunt - Radio France Internationale - 28 Janvier 2019