Elle est actuellement en tournée dans la région pour rencontrer des réfugiés ayant fui la Birmanie, notamment au Bangladesh et en Thaïlande. Vendredi dernier l'envoyée spéciale des Nations Unies a déclaré, entre autre : “Les communautés sont divisées en fonction de leur religion et de leur ethnie, et les membres des minorités sont marginalisés et discriminés. Les nationalités ethniques sont toujours sujets à domination par le gouvernement central et les militaires, et ce malgré la position officielle qui est qu'ils travaillent à une paix pour tout le pays.”

Yanghee Lee avait publiquement invectivé le gouvernement et les militaires par le passé et ceux-ci traditionnellement répondaient par dédain et colère, allant jusqu'à lui refuser, purement et simplement l'entrée en Birmanie. Mais le ton est différent cette fois-ci et sans pour autant jouer l'apaisement, les officiels birmans semblent se résigner et jouer la lassitude, sinon l'indifférence. Le porte-parole de la Tatmadaw, a par exemple expliqué dans un communiqué que l'armée ne répondrait pas à l'envoyée spéciale parce que son opinion est biaisée et que le gouvernement et les militaires ont déjà expliqué la “situation compliquée” de la Birmanie. Un point partout balle au centre ?

Lepetitjournal.com - 29 janvier 2019