"J'ordonne aux 437 écoles gérées par l'administration métropolitaine de Bangkok de fermer leurs portes à partir de (mercredi) midi jusqu'à vendredi", a indiqué Aswin Kwanmuang, le gouverneur de Bangkok.

"Trois ou quatre districts de la ville sont particulièrement touchés", a-t-il ajouté, évoquant le déploiement de drones répandant une substance liquide sur la ville, censée capturer les microparticules de pollution. Pendant plusieurs jours, des avions déclencheurs de pluies artificielles ont été déployés, déversant déjà des produits chimiques dans les nuages censés activer la formation d'averses. Mais très peu de pluie est tombée sur la ville. Des camions et autres dispositifs de vaporisation d'eau, à l'efficacité plus que controversée, ont aussi été mis en place.

Un niveau de particules fines élevé

Les niveaux de particules fines dites PM2,5 (d'un diamètre inférieur ou égal à 2,5 micromètres), considérées comme les plus nocives pour la santé car ce sont celles qui pénètrent le plus en profondeur dans les poumons, tournent souvent depuis un mois autour de 80-100 microgrammes par mètre cube par endroits ces derniers jours dans la capitale.

Ce mercredi, ils atteignaient 86 microgrammes. Or, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un niveau d'exposition maximum quotidien de 25 microgrammes. Il s'agit du pire épisode de pollution depuis au moins un an dans cette ville, selon Greenpeace. En cause notamment, l'absence de vent, l'humidité et des conditions climatiques qui empêchent la dispersion des polluants.

Les épisodes sévères de pollution sont de plus en plus fréquents à Bangkok au vu notamment de l'augmentation exponentielle de véhicules dans la ville, devenue l'une des plus embouteillées de la planète. Bangkok compte aujourd'hui quelque 9,8 millions de voitures, dont 2,5 roulent encore au diesel, pour une population d'environ 12 millions d'habitants.

Le Figaro avec Agence France Presse - 30 janvier 2019