Ils ont été condamnés ce mercredi 13 février par la justice à Mandalay, dans le centre du pays. Ils avaient été arrêtés fin décembre après avoir brûlé, lors d’une manifestation, des portraits de plusieurs ministres : un nouvel exemple des atteintes à la liberté d’expression dans le pays.

Le 28 décembre 2018, plusieurs étudiants de la ville de Mandalay réclament plus de moyens pour la sécurité sur leur campus, après le meurtre d’un étudiant, mais aussi pour l’entretien des locaux, comme la réparation des toilettes. Au cours de la manifestation, ils brûlent des portraits, dont celui du président de l’université, et ceux de ministres. Sept étudiants sont alors arrêtés avant d'être condamnés ce mercredi 13 février à 3 mois de prison, et des travaux forcés.

Dans le pays, cette décision de la justice perçue comme une nouvelle atteinte à la liberté d’expression. Il y a deux jours seulement, ce sont des manifestants de la minorité ethnique des Karennis qui ont été visés par des tirs de balles en caoutchouc de la police. Malgré l’arrivée de la dirigeante Aung San Suu Kyi au pouvoir en 2016, la répression des autorités contre toute contestation continue, utilisant notamment des lois répressives adoptées par le passé.

Selon l’organisation birmane de défense de la liberté d'expression, Athan, sous le gouvernement actuel, il y a eu par exemple plus de 150 poursuites judiciaires pour diffamation en ligne contre 11 sous le gouvernement précédent.

Par Eliza Hunt - Radio France Internationale - 14 février 2019