En effet, alors que la Tatmadaw annonçait rejoindre la commission, elle a également profité de l'occasion pour prévenir le gouvernement que l'essence de la Constitution ne devait pas être modifiée, ainsi que les 48 principes de base de l'Union inclus dans le chapitre 1. L'annonce, faite sur fond de menace, était censée impressionner.

Il semblerait que cela ait marché, en tout cas pour une partie de la population. Ainsi la NLD se voulant rassurant a déclaré par l'intermédiaire de son porte-parole le Dr Myo Nyunt : “Ce que nous faisons est dans le cadre légal. Nous maintenons une attitude de non-violence, rien qui pourrait menacer la sécurité du public ne sera fait. J'implore la population de ne pas s'inquiéter.” Répondant à la déclaration des militaires, le porte-parole a ajouté : “S’ils pensent que maintenir le rôle important de l'armée fait partie de la préservation de l'essence (ndlr : de la Constitution), je dirais que nous ne partageons pas le même point de vue. Il semble que l'armée veuille amender la Constitution comme il lui plaît. Nous l'amenderons en accord avec les souhaits des communautés ethniques.”

Lepetitjournal.com - 26 février 2019


Plainte de l'armée contre Asahi Shimbun

L'agence de presse japonaise avait créé la surprise, la semaine dernière, en publiant l'interview du commandeur en chef de la Tatmadaw. La surprise semble avoir été totale, même pour l'armée. En effet, celle-ci a porté plainte auprès du Conseil de Presse de Birmanie, le MPC, contre l'organisme de presse. Il semblerait que l'interview ait été possible sous condition que l'armée puisse revoir l'article avant sa parution. Selon l'armée, cela n'a pas été le cas. Ainsi donc le MPC a été mobilisé pour médiatiser la situation, comme le prévoit la loi média birmane. En cas de non résolution du conflit, l'armée pourra porté son objection devant la justice.

Lepetitjournal.com - 26 février 2019