Après cinq ans de régime militaire, ce sont des élections décisives pour l”avenir du pays. Ce vote anticipé concerne Bangkok et les circonscriptions des Thaïlandais à l'étranger.

C’est le vote de la décennie largement présentée comme l’affrontement des camps pro-démocratie contre le camp pro-pouvoir militaire. Car la junte, arrivée au pouvoir par un coup d’Etat - en mai 2014 - n’a eu de cesse, depuis cinq ans de repouser ces élections afin de donner les meilleures chances possibles à un parti nouvellement crée, composé essentiellement d’anciens militaires. Notamment par un réaménagement de la carte électorale et par l’écriture d’une nouvelle Constitution qui stipule que les 250 membres du Sénat seront désormais non plus élus, mais nommés par la junte.

Les anciens militaires n'ont besoin que de 126 sièges

Pour garder le contrôle du pays, les anciens militaires n’ont besoin que de 126 sièges sur les 500 en compétition au Parlement durant ces législatives. Une tâche encore facilitée récemment par la dissolution d’un des principaux parti d’opposition. Les observateurs critiquent des élections déjà biaisées. Mais, grâce à un fort taux de participation annoncée et la présence de sept millions de jeunes électeurs qui vont voter pour la première fois, une bonne surprise est encore possible pour le camp pro-démocratie.

Par Carol Isoux - Radio France Internationale - 17 mars 2019