La conseillère d’Etat a ainsi répliqué : “Selon la Constitution, la discrimination n'est pas autorisée à l'encontre des personnes de foi différente dans notre pays.” En effet la constitution de Birmanie stipule que la religion majoritaire de ses citoyens est le bouddhisme mais reconnaît également l'animisme, le christianisme, l'hindouisme et l'islam. Aung San Suu Kyi a ajouté: “Traiter les personnes résidentes dans notre pays équitablement et de manière juste est notre devoir.” La conseillère d’Etat a également rappelé qu'il n'y avait une tarification définie pour les demandes d'identifications et que les personnes effectuant les démarches pour une pièce d'identité ou un passeport ne devaient payer que ce qui est défini par la loi.

Interrogé sur le sujet, un employé à la retraite du service d’Immigration, a expliqué, selon le Myanmar Times : “Lorsque nous donnons des cartes d'identité nationales dans les écoles, nous ne pouvons pas le faire pour les personnes de sang mélangé. Ils doivent venir à notre bureau afin que nous étudions les documents de leurs ancêtres parce que ce sont des gens de sang mélangé.”

Lepetitjournal.com - 19 mars 2019