Expliquant son rejet, Kyaw Moe Tun a dénoncé le parti pris de la résolution qui serait de ce fait biaisée et viserait à alimenter une pression internationale à l'encontre de la Birmanie. La résolution démontrerait “un mépris total pour la dignité et la souveraineté ainsi que l'intégrité territoriale d'un des états souverains membres des Nations Unies”. Montrant ainsi, selon le représentant, le système à double standard pratiqué dans les Nations Unies.

Kyaw Moe Tun a également justifié le refus du projet de résolution en expliquant que celle-ci ne se focaliserait que sur un groupe bien particulier, pouvant détériorer les efforts du gouvernement à unir la Birmanie. La résolution, selon lui, montre bien plus un côté punitif qu'une réelle volonté de résoudre la situation. Celle-ci ignorerait également la menace terroriste qui serait la cause réelle de la situation humanitaire a-t-il expliqué avant de conclure que par principe, la Birmanie est contre les résolutions par pays. Ajoutant : “L’adoption d'une nouvelle résolution mal-intentionnée, aux cibles isolées et politiquement motivée n'aidera pas la Birmanie”, cependant “il y a de la place pour que l'Europe et consorts jouent un rôle plus constructif dans l'aide à une transition démocratique en Birmanie” a-t-il nuancé.

Le projet de Résolution a été adopté par 37 votes pour, sept abstentions et trois votes contre.

Lepetitjournal.com - 25 mars 2019