Wa Lone et Kyaw Soe Oo ont déjà passé plus de quinze mois derrière les barreaux depuis leur arrestation en décembre 2017, alors qu’ils enquêtaient sur le massacre de dix Rohingyas (musulmans apatrides) au cours d’une opération de l’armée dans l’ouest de la Birmanie.

“La Cour suprême a l’occasion de corriger la grave erreur judiciaire infligée à Wa Lone et Kyaw Soe Oo”, a déclaré dans un communiqué le rédacteur en chef de Reuters Stephen Adler.

“Ce sont d’honnêtes et admirables journalistes qui n’ont pas enfreint la loi et doivent être libérés au plus vite.”

L’avocat des deux journalistes, Khin Maung Zaw, a fait valoir devant la Cour suprême que les éléments de preuve à charge contre eux étaient le résultat d’un coup monté par la police.

Après avoir entendu la réponse de l’avocat du gouvernement, le président de la Cour, Soe Naing, a ajourné l’audience sans fixer de date pour rendre son arrêt.

Reuters - 26 mars 2019