Selon le médecin Nguyên Trong An, directeur adjoint du Centre de recherche et de formation pour le développement communautaire (RTCCD), la qualité de l’air au Vietnam est actuellement en état d’alerte, provoquant des influences négatives sur la santé publique. Il a montré les effets de la pollution de l’air, notamment les PM2,5 (microparticules de moins de 0,25 micromètre de diamètre) qui pénètrent profondément dans les poumons, ce qui génère des maladies respiratoires, cardiaques.

Pour améliorer l’environnement, les participants ont proposé des mesures, en mettant l’accent notamment sur la réduction des sources de rejet, l’élévation de la conscience des habitants dans la pollution de l’air et la protection de la qualité de l’air, ainsi que la plantation d’arbres et le développement des énergies renouvelables...

Ce débat faisait partie d'une campagne pour l’air pur. La campagne - une initiative du Centre de développement et d’innovations vertes (Green ID) - vise à sensibiliser le public sur la situation actuelle, les causes et ses impacts sur la santé. Il cible aussi le renforcement de la participation de la communauté au processus d’élaboration et de mise en œuvre de politiques relatives à la qualité de l’air.

Selon le rapport sur la qualité de l’air (IQA) de 2018, parmi les plus de 3.000 villes les plus polluées du monde, Hanoï occupe la 2e place en Asie du Sud-Est et la 209e place dans le monde. Tandis que Hô Chi Minh-Ville s’est classée au 15e rang en Asie du Sud-Est et au 455e rang dans le monde.

Les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) montrent que neuf personnes sur dix respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants. Les estimations révèlent que 7 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution de l’air.

Agence Vietnamienne d'Information - 1er avril 2019