A l’occasion du forum gouvernement-secteur privé qui s’est tenu le 29 mars, le premier ministre Hun Sen a levé le voile sur plusieurs réformes destinées à renforcer l’attractivité économique du Cambodge. Celles-ci incluent la réduction des « paiements officieux » à l’administration, la suppression du paiement de la TVA sur les exportations de biens agricoles, et la suppression de sept jours fériés. A titre d’exemple, un seul jour férié sera observé pour l’anniversaire du roi Norodom Sihamoni. Hun Sen a par ailleurs demandé que certains frais liés à l’utilisation des ports cambodgiens soient réduits.

« La réduction des jours fériés est nécessaire car nous en avons trop par rapport aux autres pays, a souligné le premier ministre au pouvoir depuis 34 ans. Nous en avons entre 28 et 30 par an, tandis que le Vietnam n’a que 13 jours fériés, le Laos 12, la Thaïlande 16 et Singapour 12. »

Le premier ministre a indiqué à cette occasion que son gouvernement « ne s’inclinera pas » devant quiconque en l’échange d’aide ou d’autres contrepartie, et qu’il n’accepte pas que d’autres nations essaient de dicter au Cambodge sa politique intérieure. « Le Cambodge a fini de recevoir des ordres. Les étrangers nous disent de faire des choses et si nous refusons, ils menacent d’imposer des taxes. »

Ces annonces ont lieu alors que l’Union européenne a annoncé début février qu’elle lançait la procédure qui pourra mener à la suspension de l’accord préférentiel européen, qui permet au Cambodge d’exporter en direction du marché européen sans payer de droits de douane. Cette décision européenne a été motivée par la dégradation de la situation des droits de l’homme dans le pays depuis l’été 2017. D’après le premier ministre cambodgien, ces réformes devraient générer un revenu de 400 millions de dollars.

Lepetitjournal.com - 1er avril 2019