Annoncés par le vice-président de la NLA mardi, ces changements comprennent l’inclusion du travail forcé dans le cadre de la loi contre la traite des êtres humains ainsi que des peines plus lourdes pour les employeurs.

Les propositions d’amendement prévoient pour les cas d’abus et de torture sur des employés une amende pouvant aller de 50.000 à 400.000 bahts assortie d’une peine de prison de 6 mois à 4 ans. Si ces abus ont entrainé des blessures graves ou une pathologie lourde, la peine de prison peut aller de 8 à 20 ans. Dans le cas où la maltraitance entraine la mort de l’employé, l’employeur encourt la perpétuité ou la peine capitale.

Ce durcissement de la loi vis-à-vis de la protection des travailleurs intervient après une série de scandales ces dernières années entourant l’emploi des travailleurs migrants dans divers secteurs, principalement l’agro-alimentaire et tout particulièrement la pêche.

La Thaïlande est le troisième exportateur de produits de la mer au monde, un statut que le royaume doit, selon les groupes de défense des droits de l'homme, à la surpêche illégale et à un recours massif aux travailleurs immigrés sous-payés des pays voisins.

En 2015, l'Union européenne avait imposé à la Thaïlande un "carton jaune", menaçant d'interdire toutes les exportations de produits de la mer si le gouvernement militaire ne s'attaquait pas à la pêche illégale généralisée et aux abus sur les travailleurs au sein de sa flotte.

En janvier, l’Europe l’a retiré, reconnaissant les efforts réalisés par Bangkok pour combattre la pêche non-déclarée et non-réglementée. Des efforts que la Thaïlande entend bien consolider pour assoir son rang mondial dans plusieurs secteurs.

Lepetitjournal.com - 24 avril 2019