Le Conseil est un organe du gouvernement composé de 11 membres, dont la majorité de sièges sont tenus par des représentants de l’armée birmane, ou choisis par celle-ci.

“Cette abolition donnerait les pouvoirs du Conseil au président”, a déclaré Aung Kyaw Zan, membre de l’ANP. “S’il y a le besoin de discuter de sujets de sécurité et de défense, le président peut convoquer les agences concernées ; il n’y aurait pas de Conseil désigné de défense et de sécurité. Le président serait le chef ultime du pays”, a-t-il conclu.

Une approche plus progressive est défendue par la Ligue Nationale pour la Démocratie, dans le cadre du Comité. “Notre discussion sur la répartition des sièges dans les chapitres du début de la Constitution de 2008 n’a pas pour objectif de faire disparaître l’armée du Parlement une fois pour toute. Nous allons y aller petit à petit.

Comme le CDNS est lié à cette répartition initiale, nous n’allons pas le faire sans précautions”, a déclaré un membre du Comité sous condition d’anonymat. La Constitution accorde au CDNS le pouvoir de recommender des candidats au pardon présidentiel, d’approuver les décisions du président concernant les relations diplomatiques avec un pays tiers, de valider la nomination par le président du commandant-en-chef de l’armée, et de se coordonner avec le Président lors de la déclaration de l’état d’urgence.

Lepetitjournal.com - 24 avril 2019