Rath Rott Mony avait été engagé par Russia Today (rebaptisée RT) sur le reportage "My mother sold me" ("ma mère m'a vendue"), sur le trafic d'adolescentes vendues comme travailleuses du sexe dans ce pays à régime autoritaire.

Rath Rott Mony a été reconnu coupable de "création de fake news dans le but de ternir la réputation du pays", a salué le porte-parole du gouvernement cambodgien Phay Siphan. Il est notamment accusé d'avoir indemnisé les jeunes filles ayant témoigné.

"Ceci n'est pas une condamnation pour avoir parlé du trafic sexuel... C'est un message au public d'arrêter avec les +fake news+", a-t-il ajouté.

Dans ce documentaire de 30 minutes, diffusé en octobre 2018, l'équipe de télévision avait suivi des adolescentes vendues par leur famille.

Phil Robertson, de l'ONG internationale Human Rights Watch (HRW), a dénoncé une tentative du gouvernement cambodgien, connu pour sa répression des droits humains, de vouloir faire taire un individu "qui a alerté la communauté internationale d'une réalité qui dérange".

"L'industrie du sexe au Cambodge fait travailler des filles de moins de 18 ans et le gouvernement échoue à trouver une solution adéquate", a-t-il ajouté.

La chaîne RT n'a quant à elle pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

Agence France Presse - 27 juin 2019