Depuis des mois, les opposants qui osent critiquer le régime thaïlandais mené par d'anciens généraux putschistes sont victimes d'une campagne d'intimidation systématique.

L'agression s'est produite vers 11h du matin. À la sortie de chez lui, quatre hommes s'en prennent à Sirawith Seritiwat. Armés de battes de base-ball, ils ne lui laissent aucune chance.

Quand des passants finissent par intervenir, il gît inconscient sur le trottoir, nez cassé, orbite fracturée. Les médecins s'inquiètent pour ses yeux car le nerf optique pourrait avoir été touché.

Sirawith Seritiwat avait dit à ses proches qu'il se sentait suivi ces derniers jours et cet incident survient à la veille d'une manifestation pro-démocratie. Difficile d'y voir une coïncidence et d'oublier le scénario du 2 juin. Il y a moins d'un mois, il avait déjà été pris à partie par des inconnus à la sortie d'une réunion politique. La police n'a jamais retrouvé ses assaillants.

Plusieurs organisations internationales comme Human Rights Watch (HRW) demandent aux autorités thaïlandaises une enquête sérieuse et parlent de répression organisée visant les opposants à la junte militaire qui osent encore prendre la parole en public.

Radio France Internationale - 28 juin 2019