Illustration de l’ambition du plus récent entrant sur l’un des marchés aéronautiques à la croissance la plus rapide d’Asie, le PDG de Bamboo Airways a déclaré vouloir commencer les opérations vers les Etats-unis « au premier trimestre de 2020 si nous obtenons l’autorisation d’ici la fin de cette année. » La compagnie aérienne aurait apparemment l’intention de voler entre Hanoï ou Hô Chi Minh-Ville et Los Angeles et/ou San Francisco et espère prendre une décision au cours des prochains mois.

En février dernier, la FAA a ouvert la porte aux vols directs en attribuant au Vietnam une qualification de «catégorie 1» confirmant que le pays respecte les normes de sécurité internationales. Cela a permis aux compagnies aériennes vietnamiennes d’avoir la possibilité de se rendre aux États-Unis et de partager des codes avec des transporteurs américains. Toutefois, chaque compagnie aérienne doit également obtenir l’approbation de la FAA et du ministère des Transports (DoT) pour voyager vers le pays de l’oncle Sam. La compagnie aérienne nationale Vietnam Airlines envisage d’ailleurs également de lancer des vols vers la côte ouest des États-Unis. VietJet Air, son principal concurrent, aurait également de mêmes intentions, mais a refusé de commenter ses projets.

Une semaine auparavant, le ministère des Transports a convenu de la nécessité pour Bamboo Airways, une filiale du groupe FLC (promoteur immobilier), d’augmenter sa flotte à 30 avions d’ici 2023 après avoir pris en compte l’avis des parties concernées lors d’une réunion le 21 juin. Elle possède aujourd’hui une flotte de dix avions de la famille A320, y compris 4 A321 neo dont elle attend encore 46 exemplaires. Elle a aussi commandé 30 787-9 mais sans préciser les dates de livraisons. Si bien que le recours à la location d’un A380, chez Hi-Fly par exemple, serait en effet la solution la plus efficiente pour devancer les projets vers les Etats-Unis de la compagnie nationale Vietnam Airlines.

Par Joël Ricci - Air Journal - 30 juin 2019