Les assaillants, armés de grenades et d’armes automatiques, s’en sont pris à un poste militaire pendant près d’une heure.

Les violences contre les soldats ou d’autres symboles de l’État, parfois des professeurs, sont monnaie courante dans cette région.

Dans l'extrême-sud de la Thaïlande, certains indépendantistes musulmans n’acceptent pas l’autorité de l’État bouddhiste.

Mais cette fois, l’assaut a été particulièrement violent. Les armes utilisées suggèrent que c’est une faction d’hommes bien entraînés qui a agi.

Le procédé détonne avec les traditionnelles bombes artisanales, couramment employées par les insurgés, qui explosent souvent sans faire de victimes.

Cette attaque intervient quatre jours après l’hospitalisation d’un homme de 34 ans, suspecté d’être un rebelle musulman tombé dans le coma à la suite d’un interrogatoire par les soldats.

Les observateurs craignent une escalade de violence, dans ce conflit qui n’en finit pas depuis 15 ans, et qui promet d’être un défi de taille pour le nouveau gouvernement thaïlandais.

Par Carol Isoux - Radio France Internationale - 24 juillet 2019