L’entreprise fera face par ailleurs à des accusations criminelles si les déchets ne sont pas renvoyés dans leurs pays d’origine avant le 24 août, a indiqué en conférence de presse mardi le directeur général du Service des douanes et accises du Cambodge, Kun Nhim.

Les déchets avaient été importés par l’entreprise Chungyuen Plastic Manufacture de septembre 2018 à ce mois-ci, dans 27 expéditions distinctes. M. Nhim a ajouté que l’entreprise avait promis de retourner dans les délais les déchets qui se trouvent actuellement au port de Sihanoukville, dans le golfe de Thaïlande.

Selon Neth Pheaktra, secrétaire d’État à l’Environnement du Cambodge, des tests en laboratoire ont révélé que les déchets illégaux ne contenaient toutefois pas de matières toxiques ou de substances radioactives susceptibles de nuire à la santé humaine ou à l’environnement.

Ces déchets avaient été découverts le 16 juillet, quelques jours après que le premier ministre, Hun Sen, a déclaré lors d’une réunion du cabinet que le Cambodge n’était pas un dépotoir et n’autorisait pas l’importation de déchets en plastique ou autres matières recyclables.

L’exportation de déchets est devenue un enjeu régional majeur lorsque la Chine, principale destination de ces expéditions, a interdit, au début de 2018, l’importation de presque tous les déchets étrangers de plastique. Ces conteneurs ont alors été acheminés vers d’autres pays comme l’Indonésie, la Thaïlande et la Malaisie, qui ont également commencé à refuser ces expéditions.

The Associated Press - 30 juillet 2019