Créée en 2017 par l’ONG Soulcial Trust, CleanGreenCambodia a lancé lundi 5 août un appel pour la réduction de consommation de plastique par les hôtels au Cambodge. Une initiative qui vise à encourager et rendre public les efforts des hôteliers en la matière en publiant la liste des hôtels qui répondent à cet appel. La plateforme liste par ailleurs les hôtels qui suivent d’ores et déjà ses recommandations.

« Notre but est de promouvoir et encourager les initiatives durables, indique Juliette Goulet, coordinatrice du projet. Nous pensons que si les hôtels rendent transparentes leurs actions pour réduire leur consommation de plastique, cela permettra aux clients de voir quel hôtel est plus ambitieux qu’un autre. »

Pailles et bouteilles en plastique, boîtes en polystyrène, flacons de shampoing et de gel douche à usage unique, bonnets de douche, brosses à dents jetables… autant d’éléments courants dans les hôtels en Asie. Pourtant, des alternatives durables sont possibles.

CleanGreenCambodia assurera le suivi par la suite les actions mises en place par les hôtels signataires pour réduire leur consommation de plastique. Un premier rapport devrait être publié mi-2020 pour rendre compte des progrès des hôtels qui auront répondu à l’appel.

Si la surconsommation de plastique est un problème mondial, elle est aggravée au Cambodge du fait du manque d’infrastructures de collecte et de traitement. « Beaucoup de personnes brûlent les déchets plastiques, une pratique qui déclenche des maladies respiratoires et est cancérigène, explique Juliette Goulet. De plus, les déchets plastiques deviennent facilement des nids à moustiques qui seront ensuite les vecteurs de la dengue. »

Les déchets plastiques ont par ailleurs un impact sur la perception du Cambodge à l’étranger, notamment par les touristes. En 2015, la Cambodia Hotel Association estimait que les problèmes d'assainissement - notamment la mauvaise gestion des ordures - étaient responsables de 74 millions de dollars de manque à gagner chaque année pour l’industrie touristique cambodgienne. Le Global Green Growth Institute a quant à lui estimé qu’en raison de problèmes de pollution, Phnom Penh deviendra une « ville de moins en moins attractive » si rien n’est entrepris.

Vous pouvez retrouver l’appel #noplasticinmyhotel sur le site de CleanGreenCambodia

Par Pierre Motin - Lepetitjournal.com - 8 août 2019