Le premier ministre Hun Sen a annoncé jeudi 12 septembre que le Cambodge allait envoyer des mandats d’arrêt ciblant l’opposant Sam Rainsy aux dix Etats-membres de l’ASEAN. Des mandats ont déjà été envoyés au Laos et en Thaïlande, a-t-il précisé. Cette annonce du premier ministre cambodgien a eu lieu lors d’une conférence de presse en compagnie de son homologue laotien Thongloun Sisoulith, qui a déclaré à cette occasion qu’il ne permettra pas à Sam Rainsy de se rendre au Cambodge en passant par la frontière laotienne.

Le CNRP, principal parti d’opposition cambodgien, a annoncé en août que Sam Rainsy et plusieurs autres responsables en exil du parti retourneront au Cambodge le 9 novembre, jour de l’indépendance, malgré les menaces du gouvernement de les emprisonner.

Samedi 7 septembre, Sam Rainsy a appelé le peuple cambodgien à se soulever « massivement et pacifiquement pour exiger un changement démocratique » lors du retour de l’opposition en exil dans le pays. Sam Rainsy a déjà annoncé son retour au Cambodge à plusieurs reprises, sans que cela ne se concrétise. Les dirigeants du CNRP en exil pourraient tenter de rallier le royaume en passant par les pays limitrophes du Cambodge.

Président par intérim du CNRP, le principal parti d’opposition cambodgien dissous par la Cour suprême en novembre 2017, Sam Rainsy vit à Paris depuis 2015. L’opposant historique, qui détient la nationalité française, fait l’objet de multiples condamnations et plaintes déposées par le gouvernement du premier ministre Hun Sen.

Lepetitjournal.com - 15 septembre 2019