Le baht fort est une source d'inquiétude car il affecte les exportations, un facteur clé de la croissance thaïlandaise, a déclaré aux journalistes Lavaron Sangsnit, chef du bureau de la politique fiscale du ministère des Finances.

Les taux d’intérêt devront être fixés par le comité de politique monétaire (MPC), qui devrait tenir compte de la baisse des taux américains, a-t-il déclaré.

Le MPC examinera la politique monétaire mercredi prochain. Lors de la dernière réunion en août, le MPC avait décidé une réduction inattendue du taux directeur de 25 points de base à 1,50%.

Le vice-Premier ministre, Somkid Jatusripitak, a déclaré à la presse que les taux d'intérêt n'étaient pas un "facteur absolu" dans le traitement des problèmes économiques.

"L'économie mondiale n'est pas bonne. Le baht est fort... nous devrions utiliser cette période pour investir davantage, ce qui contribuera à affaiblir le baht", a-t-il déclaré.

Le baht est la devise la plus performante d’Asie cette année, en hausse d’environ 6,5% par rapport au dollar, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur l’économie tributaire des exportations dans un contexte de demande mondiale en baisse.

Le PIB de la Thaïlande, deuxième économie d'Asie du Sud-Est, a progressé de 2,3% au deuxième trimestre, soit le rythme annuel le plus faible en près de cinq ans, alors que les exportations ont diminué.

Lepetitjournal.com avec Reuters - 20 septembre 2019