Actuellement, les crédits pour ce programme sont en forte diminution. La participation du secteur privé a contribué à élargir les choix des patients, tout en réduisant la pression sur l’État en matière de financement et en renforçant les actions de dépistage et de traitement.

Ces dernières années, le secteur privé a participé activement au contrôle du VIH/sida, considère Nguyên Hoàng Long, directeur du Département de la prévention et du contrôle du VIH/sida (ministère de la Santé). Sa participation devrait donc être renforcée afin de fournir davantage de possibilités aux personnes contaminées et de contribuer à la clôture de cette campagne d’ici 2030, ajoute- t-il.

Selon des données du Département de la prévention et du contrôle du VIH/sida, on compte actuellement 140.000 patients traités pour le sida dans les établissements de santé publics. Environ 10.000 autres sont pris en charge dans des établissements privés.

Depuis 2016, huit cliniques privées ont été créées pour répondre aux besoins des personnes infectées. Elles proposent test de dépistage, traitement par la méthadone, amélioration de la qualité des traitements, prévention de la transmission de la mère à l'enfant...

K. Grin, directrice du projet Healthy Markets, aussi directrice mondiale de PATH, une organisation internationale à but non-lucratif au Vietnam, chargée de la prévention et du contrôle du sida, a précisé que la participation du secteur privé avait permis de combler le manque de fonds pour parvenir à l’éradication de l’épidémie d’ici 2030.

Ces cinq dernières années, environ 80% des fonds pour la prévention et le contrôle du sida provenaient de donateurs étrangers et étaient mis en œuvre par PATH.

Par Diêu Thuy & Diêp Anh - Le Courrier du Vietnam - 27 septembre 2019