Virginia Gamba, la représentante spéciale du secrétariat général pour les enfants et les conflits armés a ainsi congratulé le gouvernement birman pour avoir ratifié le protocole optionnel sur l’utilisation des enfants dans les conflits armés, protocole ajouté à la Convention des droits de l’enfant voici 19 ans.

Le protocole optionnel a été signé à New York par U Kyaw Tin, ministre de la Coopération internationale, en marge de la 74ème assemblée générale qui se tient en ce moment. Pour Virginia Gamba, « l’engagement international ainsi pris par les autorités birmanes de mieux protéger les enfants est particulièrement louable car c’est la promesse de lutter contre le recrutement et l’utilisation d’enfants par les forces armées birmanes comme par les groupes armés actifs dans le pays ».

La diplomate a encouragé Nay Pyi Taw à prendre rapidement les mesures concrètes nécessaires à la démobilisation et à la réintégration sociale des enfants de moins de 18 ans dont on sait qu’ils sont assez nombreux dans l’armée officielle comme dans les rangs des mouvements rebelles malgré les dénégations farouches de ces acteurs. En théorie, depuis l’accord de 2012 avec les Nations-Unies, le gouvernement birman a déjà commencé à prendre des mesures, mais selon les observateurs cela ne se voit guère sur le terrain.

Le protocole spécial implique également des mesures de protection des enfants contre le meurtre, le viol et toutes les formes de violences sexuelles. La diplomate a insisté sur le fait que même l’enrôlement volontaire de jeunes adolescents dans des académies militaires était interdit par le protocole. La Birmanie devient le 169ème pays à signer cet accord.

Lepetitjournal.com - 2 octobre 2019