Anurak « Ford » Jeantawanich, fervent opposant au régime militaire, a déclaré que Kris Janssens avait été retenu pendant cinq heures et « menacé » afin de l’inciter à ne plus couvrir l’actualité politique en Thaïlande.

« Il aurait été menacé de ne plus couvrir les actualités politiques ou de m’interviewer à nouveau, sinon il serait en danger en Thaïlande » … « La police a également interdit à Kris de me le dire parce que je pourrais en parler publiquement sur Facebook. », a écrit Anurak en ligne la nuit dernière.

Le colonel Thatchapong Sarawanangkul, surintendant de l’immigration, a déclaré par téléphone qu’il n’était pas au courant de l’incident. Le commissaire de police de l’ambassade de Belgique, Pascal Wautelet, a lui aussi affirmé ne pas être au courant de l’incident.

Pour protester contre la détention de Janssens, le Club des correspondants étrangers de Thaïlande a déclaré que cette tentative d’édicter à qui un journaliste étranger pouvait parler était « profondément troublante ».

«L’idée qu’un journaliste pourrait commettre un acte illégal simplement en parlant à un activiste est dénuée de sens. Le gouvernement thaïlandais devrait continuer à autoriser les journalistes étrangers à faire des reportages sur des questions politiques sans menaces d’actions en justice. »

Anurak a déclaré que Jannssens avait été libéré vers midi, qu’il était en sécurité et qu’il avait signalé l’incident à l’ambassade de Belgique.

Janssens est un journaliste de la chaîne belge flamande « VRT » qui avait déménagé à Phnom Penh (Cambodge) «pour raconter des histoires extraordinaires sur des gens ordinaires en Asie du Sud-Est».

Il affirmait en ligne son intérêt pour les questions relatives aux droits de l’homme.

Zonesamui.com - 5 octobre 2019