Le Président Hô Chi Minh avait toujours exhorté chaque cadre et membre du Parti à faire preuve d'exemplarité, à éviter l’arrogance et l’orgueil démesurée et à pratiquer une moralité révolutionnaire tout au long de sa vie, tant au cours du mandat qu’à la retraite.

Cependant, il y a toujours des gens dominés par cette "maladie" qui se considèrent comme supérieurs aux autres. Ce comportement altère leur image, leur personnalité et leur prestige. Il crée également une mauvaise opinion publique, affectant la confiance de la population.

Émettre des jugements, donner son opinion est une caractéristique que la société valorise et récompense même, surtout dans des domaines comme la politique. La société a toujours besoin de critiques multidimensionnelles, mais si cette critique s’accompagne d’arrogance alors elle a des conséquences extrêmement fâcheuses.

Dans son rapport politique lors du IIe Congrès du PCV en 1951, le Président Hô Chi Minh a abordé la "maladie d’arrogance" : "Fier de ses succès, on est narcissique et on se considère comme un +sauveur+ du peuple et le +prince+ du Parti". Il a également souligné les nombreuses "maladies" des fonctionnaires dont l’arrogance qui reflète une qualité interpersonnelle combinée à un désir puissant et presque incontrôlable de dominer les autres.

Les communistes ont besoin de courage pour lutter contre les mauvaises habitudes de la société, mais la critique doit être faite dans un esprit constructif. La vie de la société souffre du silence, mais aussi des voix fausses, des jugements trompeurs, arbitraires, irresponsables, qui visent le sensationnalisme. Ainsi, les personnes arrogantes veulent se mettre devant les autres pour s’imposer dans n’importe quelle situation.

L’arrogance précède la ruine, l’orgueil précède la chute

La Résolution du 4e Plénum du Comité centrale du PCV (XIIe Congrès) sur l’édification et le réajustement du Parti pointe clairement du doigt les signes de dégradation en termes d’idéologie politique, d'éthique et de mode de vie. Les paroles et les écrits ne sont pas conformes aux points de vue et aux directives du Parti, aux politiques et aux lois de l'État. Les paroles ne vont pas avec les actes. Ce ne sont pas les mots, ni les jolies promesses qui comptent : ce sont les actes. Il y a des cadres dont les paroles et les actes ne sont pas cohérents, aussi bien lorsqu’ils sont en fonction qu’à la retraite. Nier les réalisations de la révolution, grossir les défauts du Parti, de l’État, défigurer l’histoire, diffamer des hauts dirigeants en fonction ou à la retraite, sont actuellement des "phénomènes" sur les réseaux sociaux, dont certains membres du Parti sont auteurs.

Ladite Résolution ne permet pas non plus de provoquer le mécontentement, la dissidence au sein du Parti, d’utiliser les moyens d'information, de communication et les réseaux sociaux pour diffamer, minimiser la direction et le rôle du Parti, de créer des désunions internes et des doutes parmi les officiels et les membres du Parti. Elle interdit les liens et les collusions avec des forces hostiles, réactionnaires… pour propager des idées et des points de vue opposés; mobiliser, organiser et rassembler des forces pour lutter contre le Parti et l’État.

Les violations tant juridiques que morales doivent être combattues, critiquées, condamnées et traitées de manière stricte. Les organisations du Parti qui gèrent ces cadres doivent améliorer leur éducation et les forcer à respecter la discipline et les règlements du Parti.

Les réseaux sociaux deviennent des "bras invisibles" propageant de mauvaises informations. Les autorités doivent prendre des mesures pour renforcer leur gestion afin que les fournisseurs de Google, Facebook, YouTube... respectent strictement la législation vietnamienne, prennent des mesures pour prévenir et traiter les informations qui n'ont pas été vérifiées, éviter les dommages au prestige et à l'honneur des organisations et individus, et le sabotage du Parti, de l'État et de l'Armée.

Par Huong Giang - Le Courrier du Vietnam - 4 novembre 2019