Le secrétariat d’Etat de l’aviation civile cambodgienne a indiqué vendredi 1er novembre à Radio Free Asia que l’interdiction concernait aussi sept responsables du parti d’opposition ainsi que sa femme, qui sont aussi accusé de préparer un coup d’Etat au Cambodge. Les autorités cambodgiennes ont souligné que toute compagnie qui laisserait Sam Rainsy monter dans un avion seraient considérées comme complices de l’opposant, et ferait faces à des « graves conséquences ».

Les autorités thaïlandaises ont refusé de délivrer un visa d’entrée à Mu Sochua, la vice-présidente du CNRP, le 20 octobre, alors qu’elle venait d’effectuer un vol entre la Malaisie et la Thaïlande La vice-présidente du CNRP a alors pris un avion pour retourner à Kuala Lumpur.

Le premier ministre Hun Sen a annoncé jeudi 12 septembre que le Cambodge avait décidé d’envoyer des mandats d’arrêt ciblant Sam Rainsy aux dix Etats-membres de l’ASEAN.

Au moins 30 arrestations de membres du CNRP ont eu lieu au Cambodge depuis la mi-août, lorsque l’opposant Sam Rainsy a annoncé son retour au Cambodge le 9 novembre pour restaurer la démocratie au Cambodge, après l’arrestation du président du CNRP Kem Sokha en septembre 2017 pour trahison et la dissolution du parti deux mois plus tard.

Président par intérim du CNRP, Sam Rainsy vit à Paris depuis 2015. L’opposant, qui détient la nationalité française, fait l’objet de multiples condamnations et plaintes déposées par le gouvernement du premier ministre Hun Sen, qui a déclaré qu’il serait immédiatement arrêté s’il se rendait au Cambodge.

Lepetitjournal.com - 3 novembre 2019