Le premier ministre cambodgien Hun Sen a ordonné jeudi 14 novembre de libérer sous caution plus de 70 militants d’opposition arrêtés ces dernières semaines et accusés de conspiration en vue de commettre un coup d’Etat.

« Dépêchez-vous pour que ces 70 personnes soient libérées sous caution », a déclaré Hun Sen lors d’un discours prononcé dans une cimenterie de la province de Kampot.

Les autorités cambodgiennes ont arrêté plusieurs dizaines de personnes depuis le mois d’août, lorsque l’opposant Sam Rainsy a annoncé sa volonté de revenir au Cambodge le 9 novembre pour « restaurer la démocratie » dans le pays en passant par la Thaïlande. Devant le refus des autorités thaïlandaises de le laisser entrer sur leur territoire, Sam Rainsy a pris un vol pour la Malaisie, où il se trouve actuellement.

Cette décision intervient alors que le Cambodge pourrait perdre ses privilèges commerciaux avec l’Union européenne (UE) en raison de la situation des droits de l’homme dans le pays. L’UE a transmis mardi 12 novembre au gouvernement cambodgien un rapport préliminaire qui pourrait mener à la suspension de l’accord Tout sauf les armes, qui permet au Cambodge d’exporter sur le marché européen sans payer de droits de douane.

Lepetitjournal.com - 14 novembre 2019