Les autorités estiment que jusqu'à 40 ouvriers ont pu être bloqués sous les décombres. Alors qu'une vingtaine de personnes ont été secourues, on dénombre au moins deux morts.

Il était environ 16h30 quand l'immeuble s'est littéralement écroulé sur lui-même tel un château de cartes. Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, on voit clairement les différentes couches, les différents étages, affaissés les uns sur les autres.

Le Premier ministre Hun Sen est attendu sur place dans la nuit pour assister aux opérations de sauvetage en cours. Au Cambodge, le drame risque de relancer le débat sur les normes de sécurité sur les chantiers.

Des ouvriers habitants sur les lieux des chantiers

En juin dernier, un immeuble en cours de construction et non autorisé s'est également effondré à Sihanoukville, cité côtière connue pour faire l'objet de nombreux investissements chinois. 28 personnes avaient alors perdu la vie à Sihanoukville.

Des contrôles ont bien eu lieu par la suite sur d'autres ouvrages en cours, mais la catastrophe a eu peu d'effets concrets sur l'encadrement des chantiers au Cambodge.

Par exemple, bien que cela soit interdit, les ouvriers habitent encore très souvent directement sur les chantiers où ils font même parfois venir leur famille. Alors que le secteur de la construction est en plein boom dans tout le pays, les accidents dus au non-respect des normes de sécurité ne sont pas rares.

Si le développement de la petite ville de Kep ne ressemble en rien à celui de Sihanoukville, les investissements s'y sont aussi multipliés ces dernières années.

Par Juliette Buchez - Radio France Internationale - 3 janvier 2020