Ces deux événements traduisent une montée en température des tensions politique en Thaïlande, même s’il est encore trop tôt pour parler d’un retour des grandes manifestations violentes du type de celles qui ont enflammé la capitale thaïlandaise au cours des deux dernières décennies.

Les opposants au gouvernement accusent l’establishment au pouvoir depuis le coup d’Etat de 2014 d’avoir manipulé les élections tenues en mars pour reconduire le chef de la junte, Prayuth Chan-ocha, au poste de Premier ministre. Et ils s’attendent maintenant à voir la justice dissoudre à la requête des autorités le parti d'opposition le plus véhément Anakot Mai (Nouvel Avenir).

"Nous voulons montrer au gouvernement le mécontentement des citoyens à l'égard de l'administration", a déclaré à Reuters un étudiant universitaire Tanawat Wongchai, qui aide à organiser l'événement anti-gouvernemental.

L'événement organisé en parallèle par leurs rivaux s’appelle "Marche pour acclamer l’oncle" - une référence au surnom de Prayuth "Oncle Tu".

"Cet événement s'adresse au public, à nous tous, au nom de ceux qui aiment Oncle Tu, aiment la nation et la monarchie", indique sa page Facebook.

Les deux événements auront lieu le 12 janvier dans des parcs distants de 11 km l’un de l’autre à des horaires similaires.

"Ces événements pourraient donner lieu à d’autres rassemblements", estime Ben Kiatkwankul du cabinet de conseil politique Maverick Consulting Group.

Lepetitjournal.com avec Reuters - 5 janvier 2020