Selon U Thein Swe, « si l’on considère le nombre de travailleurs dans le pays, ceux qui possèdent des savoir-faire élaborés et des compétences d’un niveau reconnu par l’Asean sont vraiment très peu nombreux ».

La Birmanie a commencé à se préoccuper du niveau des ouvriers à partir de 2014, au moment où le pays s’ouvrait fortement aux investisseurs étrangers, lesquels se plaignaient de ne pas trouver assez de personnel qualifié pour développer leurs activités. Depuis 6 ans, de nombreuses structures officielles de formation cherchent à améliorer les compétences des ouvriers et des personnels dans des secteurs aussi divers que l’industrie du vêtement, la construction, l’électricité et l’énergie, la maintenance… Pour l’instant, les résultats demeurent faibles et insuffisants. Or, ce manque de personnel qualifié constitue bien sûr une limite majeure au développement économique du pays, notamment parce que maintenant que l’Asean s’ouvre à plus d’échanges entre ces membres, la Birmanie est peu compétitive.

U Thein Swe considère donc qu’il faut « plus de coordination et de coopération entre les employeurs et les employés pour que les centres de formations soient plus efficaces ». Revoir de fond en comble les méthodes d’enseignement et d’apprentissage aiderait sans doute aussi beaucoup.

Lepetitjournal.com - 23 janvier 2020