C'est le cas notamment du Cambodge, bien résolu à protéger ses relations et ses intérêts économiques avec la Chine.

Aucune raison de s'inquiéter au sujet du coronavirus. Si une maladie existe, c'est la peur distillée par de fausses informations sur les réseaux sociaux. Le ton est donné.

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a appelé les citoyens, ce jeudi, lors d'une conférence de presse, à ne pas céder à la panique tout en menaçant d'expulser de la salle les journalistes et autres personnes présentes qui oseraient porter un masque.

« La vraie maladie qui s'est récemment emparée de notre pays et qui continuent à provoquer la peur, trop de peur, ce sont les nouvelles irresponsables, a-t-il déclaré. Concernant le nouveau coronavirus en Chine, il n'est pas nécessaire d'interrompre les vols avec la Chine, car cela n'aura pour effet que de tuer l'économie cambodgienne et d'altérer les relations entre le Cambodge et la Chine. Aussi, il n'est pas nécessaire d'évacuer les étudiants cambodgiens ni les services consulaires et personnels de l'ambassade des autres régions de la Chine vers le Cambodge ».

Pas question donc de mettre en péril les très bonnes relations que le régime entretient avec Pékin, ni de compromettre les nombreux échanges avec la Chine, notamment dans le secteur du tourisme. La Chine joue également un rôle vital dans le développement des infrastructures cambodgiennes et est le plus grand investisseur du secteur énergétique cambodgien.

À ce jour, le coronavirus a fait 170 morts et 7 700 patients contaminés en Chine continentale, plus de 12 000 cas suspects, et quelque 90 cas de contamination sont confirmés à l'étranger dans plus de 15 pays.

Radio France Internationale - 30 janvier 2020