Depuis lundi soir, impossible de se connecter à internet sur son téléphone portable dans cinq districts de l’État d’Arakan et de l’État Chin, deux régions au coeur des affrontements entre l’armée birmane et une rébellion locale. En juin dernier, les autorités avaient déjà coupé internet dans quatre autres districts, une coupure toujours en cours.

La décision du gouvernement birman a été prise pour « des raisons de sécurité et l’intérêt public », ce qui inquiète les ONG. Selon ces dernières, sans internet, difficile d’organiser l’aide humanitaire sur place, par exemple pour les dizaines de milliers de civils déplacés. Difficile aussi de surveiller la situation des droits de l’homme sur le terrain.

Injonction de la CIJ

En janvier pourtant, la Cour internationale de justice demandait à la Birmanie de protéger la minorité rohingya dans l’État d’Arakan. Le gouvernement birman a déclaré depuis qu’il ne comptait pas prendre de mesures particulières. Le mois dernier, deux femmes et quatre enfants rohingyas sont morts à cause de tirs d’artillerie et de mines antipersonnel.

Par Sarah Bakaloglou - Radio France Internationale - 4 février 2020