Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a dit être prêt à se rendre à Wuhan, la ville chinoise d’où est partie l’épidémie de coronavirus, “si les autorités chinoises lui en donnent l’autorisation”, indique The Phnom Penh Post. Une manière pour lui d’“exprimer sa solidarité envers le peuple chinois.”

“Ses remarques font suite aux commentaires le mettant au défi de rendre visite aux étudiants cambodgiens” coincés dans la ville de Wuhan, au centre de la Chine.

Il s’est exprimé durant un voyage officiel en Corée du Sud devant les travailleurs migrants cambodgiens, quelques jours après un discours dans lequel il avait indiqué que les ressortissants cambodgiens vivant en Chine ne seraient pas rapatriés.

Nombreuses critiques sur les réseaux sociaux

Parlant de lui à la troisième personne, le Premier ministre a ainsi rappelé son parcours de combattant. Engagé dans les rangs Khmers rouges en 1970, il les a ensuite combattus en rejoignant le gouvernement installé par les forces vietnamiennes, en 1979, quand elles ont renversé le régime de Pol Pot.

À partir de 1996, il a négocié des accords avec les responsables des derniers bastions khmers rouges, leur promettant notamment d’être réintégrés dans les rangs de l’armée nationale.

La décision du gouvernement cambodgien de ne pas interrompre les vols vers la Chine et de ne pas rapatrier ses ressortissants a provoqué de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux mais a été saluée par l’ambassadeur chinois au Cambodge, Wang Wentian.

La Chine est devenue depuis le milieu des années 1990 le principal allié du Cambodge, faisant fi du durcissement du régime d’Hun Sen envers ses opposants politiques.

Courrier International - 4 février 2020