Tran Thi Nga a subi arrestation et mauvais traitements dans sa chair. Militante pour les droits des travailleuses migrantes, pour la liberté d’expression, contre l’accaparement des terres, ou contre la catastrophe environnementale de l’aciérie de Formose qui avait déversé ses produits toxiques dans la mer, elle avait été arrêtée en 2017 lors d’un coup de filet contre des blogueurs.

Condamnée à 9 ans de prison pour propagande contre le gouvernement, Tran Thi Nga a subi l’éloignement, les mauvais traitements. Finalement libérée le 10 janvier dernier sur pression internationale, elle a été exilée de force avec sa famille aux États-Unis. L’Association des chrétiens contre la torture lui a octroyé son prix Engel-Dutertre et le lui a remis à distance la semaine dernière.

Par Véronique Gaymard - Radio France Internationale - 8 février 2020